Simon, Sales Director, Montreal

photo by Kevin Truong
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Simon, in his own French words: “Être homosexuel, bon ou mauvais ou les deux ? Le plus difficile est de l’accepter pour soi-même. Après l’acception il reste à l’intégrer, une fois intégré on y trouve du bon, on grandit et on se dit qu’il y a pire que ça dans la vie !

Ça débute par faire le deuil de notre idéal de vie que l’on c’était imaginé dès le jeune âge, d’un modèle de famille qu’on croyait facilement réalisable. La frustration et la colère s’emparent de nous et nous fait regarder en l’air pour envoyer chier le bon dieu de nous imposer un tel défi. On voudrait négocier avec lui un cancer, voir même une amputation en remplacement de ce mal étrange et intense qui nous habite. On cherche à qui s’identifier dans ce nouvel univers d’hyper sexualisation auquel on n’a pas envie d’adhérer malgré la pression qui nous y pousse. On est confronté à nos propres préjugés, on se déconstruit pour retrouver une nouvelle identité, on tente de se trouver de nouveaux repères, non sans peur, angoisse ni vertige.

Puis on se dévoile au grand jour, on cesse de se mentir et de mentir aux autres, sauf à sa grand-mère trop vieille pour comprendre, on fait face aux préjugés, les nôtres et ceux des autres, on a peur d’aimer, de s’ouvrir, on se le reproche et on renvoie chier le bon dieu, on s’achète un pantalon trop serré et on le rapporte au magasin. L’ambiguïté s’installe entre ce qui est normal et malsain, on avance et on revient sur nos pas.

Et puis un jour on aperçoit la lumière au bout du tunnel, on respire une bonne bouffée d’air. On se regarde dans le miroir et enfin on aime assez ce qu’on y voit. On regarde derrière sans avoir envie d’y retourner. Finalement on se reconstruit dans une authenticité qui nous réjouit et on se rend compte qu’on ne le déteste pas tant que ça ce Christ. On prend conscience que ce détour obligatoire nous a fait voyager à travers nous-même, nous a permis de s’ouvrir aux autres, de s’ouvrir à la différence, on se sent entier et enfin libre. Alors on desserre les poings et on trouve que tout ça en valait la peine.”

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